Icônes-Alain

Icônes réalisées par Alain Chenal

Contact : alain.chenalATlibertysurf.fr

Présentation de l'icône de Saint ANTOINE de PADOUE

Saint Antoine est représenté avec l’habit des frères de Saint François, en train de prêcher aux poissons, c'est à dire aux chrétiens menacés par les hérésies de l’époque. A sa droite un parterre de lys rappelle la pureté de son cœur et sa vénération de la vierge Marie.

Il porte sur son cœur, non l’enfant Jésus des statues sulpiciennes de nos églises, mais le livre de la Parole de Dieu qui est Amour, le Verbe figuré par le « Chrisme » d’or représentant le Christ Jésus. Ce signe est constitué par un cercle dans lequel s’inscrivent sur une verticale la première et la dernière lettre de kristos, le P et le S grec, et entre une croix de Saint André, l'alpha et l’oméga de l’Evangile. C’est le centre de l’icône et le fondement de la prédication de Saint Antoine et de sa spiritualité répandue dans les nombreuses écoles franciscaines qu’il a crée et dans les « Sermons pour les fêtes des dimanches et des saints » qu’il a rédigés à la fin de sa vie. Ce livre rappelle aussi l’anecdote du psautier perdu et retrouvé qui est à l’origine de la réputation du saint d’aider à retrouver les objets perdus.

Sa fréquentation privilégiée de Jésus enfant nous renvoie à la nécessaire voie de l’enfance spirituelle chère aussi à la petite Thérèse de l’Enfant Jésus avec laquelle Saint Antoine a beaucoup de points communs : son désir d'être missionnaire, son humilité, son enseignement qui lui a valu d'être nommé docteur de l'Eglise comme Thérèse, et... son nom de famille : Martin !)

Le feuillage d’arbre qui l’entoure rappelle le noyer dans lequel, comme un enfant, il s’était fait construire une cabane près de Padoue pour se retirer du monde à la fin de sa brève vie. Les noix, fruits en forme de cerveau peuvent symboliser les intelligences qu’il a développées par son enseignement et sa prédication, intelligence du véritable message des écritures.

Antoine est comme un arbre ayant ses racines dans la terre du quotidien et sa tête au ciel, arbre symbolisant la vie spirituelle féconde, arrosée par la Parole de Dieu. En digne fils de Saint François, il est en communion avec la nature, les arbres, les fleurs, les poissons, répandant à ses frères, en toute humilité, le message d’amour de Jésus.

Que Saint Antoine nous aide à trouver la perle précieuse qui vaut de vendre tout le reste pour l’acquérir, à découvrir le trésor de la Parole de Dieu et à faire connaître son message d’amour aux autres.

Alain, novembre 1999

Vie de Saint ANTOINE de PADOUE un saint très populaire mais mal connu

Fernand MARTIN, est né en 1195 à LISBONNE, , d’une famille aisée au service du roi du Portugal, pays récemment libéré des Maures. Il fréquente l’école de la cathédrale jusqu'à 15 ans puis poursuit ses études au monastère Saint Vincent de Lisbonne pendant 2 ans. Attiré par la vie monastique et la prêtrise il rejoint en 1212 le monastère prestigieux de la Sainte Croix à COÏMBRA. Là il acquiert l’amour de l’Ecriture Sainte et une grande culture. Il y est ordonné prêtre et exerce la fonction d’hôtelier. C’est ainsi qu’il accueille un jour des frères de Saint François d’Assises et il sera subjugué par leur témoignage de pauvreté et surtout par leur mort en martyre au Maroc en essayant d’évangéliser les Maures.

En 1220 il demande à recevoir l’habit franciscain sous le nom d’Antoine et décide d’aller lui aussi évangéliser les Maures au Maroc. Il s’embarque mais une tempête le rejette, très malade, en Sicile d’où, avec des frères franciscains, il monte à Assises pour assister au chapitre général convoqué par Saint François. Il se retire dans un ermitage des Appenins pour approfondir la spiritualité franciscaine. Mais en septembre 1222 il se fait remarquer pour ses qualités de prédicateur à l’occasion d’une conférence que son supérieur lui avait ordonné de prononcer devant ses frères de la province de Romagne.

A partir de ce moment-là il fut au service de l’ordre des franciscains comme prédicateur et enseignant, d’abord en Italie du nord (à Rimini), pour combattre le vent d’hérésies qui soufflait sur l’Italie et la France (vaudois, cathares, albigeois), provoqué notamment par les compromissions et dépravations du haut clergé catholique. D’après ses « fioretti », les cathares refusant un jour d’écouter son discours, il fit un sermon aux poissons d’un fleuve et tous les poissons, la tête hors de l’eau l’écoutèrent tellement il était convaincant !

Antoine fonda des écoles de formation pour les franciscains et enseigna la théologie à Bologne, Toulouse, Paris, Oxford, Magdebourg... et finalement à Padoue où il s’établit. C’est à Montpellier que se serait passé l’épisode à l’origine du privilège qu’on lui attribue d’aider à retrouver les objets perdus : une nuit il avait perdu son plus précieux psautier, qui en fait lui avait été volé par un novice. Celui-ci le lui rapporta le matin même en lui demandant pardon. Pendant un sermon devant le chapitre d’Arles, Saint François apparut pour écouter son sermon. Il alliait toujours enseignement, prédication et prière et pénitence, se retirant souvent dans des grottes comme à Brive.

En 1227 il est nommé supérieur de la province de Romagne. En 1230 il se retire au couvent Sainte Marie à Padoue pour rédiger ses « sermons pour la fête des dimanches et des saints », tout en tout en continuant à prêcher. En 1231 après un prêche de carême, il obtient des autorités de la ville une remise des dettes et des peines de prison pour les insolvables. Etant très affaibli, il se retire près de Padoue et se fait construire une cabane dans un noyer pour s’isoler et prier, ne rejoignant ses frères que pour les offices et repas. Epuisé, il est transporté, mourant à Padoue et il meurt en route, le vendredi 13 juin à 36 ans.

Son tombeau à Padoue attira très vite les pèlerins et moins d’un an après sa mort, en 1232, sa canonisation fut prononcée ce qui amplifia la vénération populaire. Au Portugal il est réputé pour « faire les mariages », ailleurs surtout pour trouver les objets perdus. Saint Antoine a été déclaré « docteur évangélique » de l’Eglise par le Pape Pie XII en 1946, comme la petite Thérèse de l'enfant Jésus avec laquelle on peut trouver beaucoup d’affinités : son humilité, son souci missionnaire, sa familiarité avec l’enfant Jésus qui lui serait apparu, ainsi que son nom de famille (Martin) !

Alain, Chenal

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